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Haricot Tarbais Patacq E.dussarps Tourismelourdes 2025 8 2

Rencontre avec

Le haricot tarbais : trésor gastronomique des Pyrénées

Chez Patacq

À la frontière entre Béarn et Bigorre, la famille Patacq cultive les petits lingots bien connus des gourmets : les haricots tarbais…

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Haricot Tarbais Patacq E.dussarps Tourismelourdes 2025 15

La famille Patacq

Le haricot tarbais en héritage

Le goût de l'authentique

Sans être chauvin du tout, c’est reconnu de toute façon, le haricot tarbais, c’est le meilleur, le top des haricots blancs dans le monde.

Jean-Paul Patacq

Voilà tout est dit en cette belle matinée d’été où Jean-Paul Patacq nous reçoit chez lui. Chez lui, c’est la ferme transmise depuis des générations, il ne les compte plus, mais garde des traces écrites d’achats de terres par les Patacq datant du XVIIème siècle. Autant dire que s’il en est un qui maîtrise le sujet du petit haricot bigourdan devenu grand dans le monde entier, c’est bien Jean-Paul !

Alors, on pose la question :

mais d’où vient-il ce haricot ? 

De la découverte du Nouveau Monde au XVIᵉ siècle. Plante nourricière pour les populations autochtones au même titre que le maïs ou la pomme de terre, les graines de haricots sont ramenées sur la péninsule ibérique et traversent finalement les Pyrénées au début du XVIIIᵉ siècle où elles trouvent terrains fertiles et climat tempéré pour pousser toujours plus haut !

De l’incontournable de l’alimentation paysanne

au déclin

Le haricot tarbais est d’abord et surtout une plante cultivée dans les potagers des familles pour servir à la consommation personnelle. Petit à petit, sa symbiose exceptionnelle avec le maïs sur lequel il grimpe, mais sans l’étouffer, devient une singularité qui lui vaut son autre nom de “haricot maïs”. Les deux cultures seront longtemps liées jusqu’à l’apparition dans les années 60 de variétés de maïs à hauts rendements. La culture du haricot, moins rentable et dont la récolte ne se fait qu’à la main, plus pénible, devient alors mineure.

Nourrissant, il est aussi résistant à la conservation une fois séché. Une fois toutes les autres denrées consommées en priorité, blé, épeautre, fruits et légumes de saison, seuls restent les sacs de haricots. De là vient la fameuse expression “la fin des haricots”, car après la fin des réserves de haricots, il ne restait généralement plus grand-chose dans les greniers.

Et le haricot retrouve ses lettres de noblesse.

 

Pourtant, dans les fêtes de villages, à l’occasion des pèles porc, des mariages et autres dates qui rythment l’année dans les villages et où tous se rassemblent, entre les charcuteries et viandes qui s’y dégustent exceptionnellement, on retrouve le haricot ! Chaque ferme, chaque maison a sa recette (la meilleure) et son haricot (le meilleur) spécifique à la terre de laquelle il est né, dans son terroir. C’est dans ces moments de rassemblement que les pochons de graines sont échangés. De tous ces mélanges et brassages, le haricot tarbais “Alaric” est arrivé, consacré par un Label Rouge en 1997 puis l’IGP en 2000.