© Vue générale Boulevard de La Grotte | Musée Pyrénéen

Remontez dans le temps

Lourdes au Moyen-Âge

L’itinéraire Évocation de Lourdes au Moyen Âge est un parcours historique qui remémore la cité médiévale de Lorda, ancien nom de Lourdes, protégée par ses deux lignes de fortifications aux douze tours et blottie au pied du château fort. Les différentes stations vous amèneront face aux vestiges encore sur pied de cette période médiévale : le Château fort ou encore la Tour du Garnavie. Ce cheminement, en partie virtuel, transporte le visiteur quelques siècles en arrière. Les panneaux illustrés présentent un coup d’œil rétrospectif sur ce Lourdes médiéval.

Jardins suspendus

Les jardins suspendus doivent leur existence à la création d’une porte bastionnée permettant d’accéder à la basse-cour du fort (barry ou demi-lune). Cette porte est mise en place suite à la visite, en 1685, de Vauban, ingénieur du roi. Cette préconisation est réalisée avant 1715. Le nouvel accès, côté falaise, a nécessité la mise en place d’une sente créée par apport de terre. Durant les deux siècles qui suivent, des terrasses sont formées grâce au soutien de murettes. L’espace créé sert de potager à la garnison, libérant les anciens jardins dans le barry. En 1809, onze parcelles d’une centaine de mètres carrés sont en place. Après 1858, elles sont exploitées par des propriétaires d’auberges et de pensions de famille du quartier du fort. À la fois potagers, poulaillers, porcheries, étendoirs à linges d’hôtels, elles sont peu à peu abandonnées avec la disparition de cette hôtellerie.

Les églises

Ancienne église Saint Pierre

L’ancienne église Saint-Pierre, aujourd’hui disparue, était autrefois à l’extérieur d’un premier rempart, délimité par les petits fossés et dont une rue porte le nom aujourd’hui. À l’origine se trouvait ici un lieu de culte gallo-romain. Durant l’Antiquité tardive, un premier édifice chrétien fut édifié. Au XIe siècle, l’église romane fut construite par-dessus cette église primitive. L’enclos ecclésial, depuis plusieurs siècles, abritait une nécropole de sarcophages de pierre, de provenance locale (carrières du Béout), que l’on trouvera jusqu’au pied du château. Cette église, dont l’architecture évoluera au cours des siècles, fut démolie en 1904-1907, les autorités la trouvant trop petite et trop vétuste pour accueillir les foules de Lourdes. De plus elle avait été endommagée par un incendie. Son mobilier, comme certains éléments décoratifs, sont conservés au Musée Pyrénéen.

Eglise paroissiale du Sacré Cœur

L’église paroissiale du Sacré-Cœur a été construite à partir de 1875 à la demande du curé de Lourdes, Marie-Dominique Peyramale. Les travaux interrompus dès 1877, à la mort du curé, furent repris en 1896. La nouvelle église a été inaugurée en 1903, bien que le clocher n’ait été terminé qu’en 1936. Dans la crypte se trouve le tombeau de l’abbé Peyramale.

Les tours

Chapelle Saint Jean des Cagots

Lourdes, comme d’autres villages des Pyrénées, a connu, au Moyen Âge et jusqu’au XIXe siècle, une population victime de ségrégation, dont l’origine reste mystérieuse. Dans certaines églises de montagne, les cagots avaient leur petite entrée latérale et un bénitier réservé. À Lourdes, ils avaient leur propre chapelle. Nous savons peu de chose de cette chapelle Senjouan, ou Saint Jean-Baptiste. Elle est désignée vers 1604 comme la « capelle de St-Jean-du-Gaou » (Gave), et aujourd’hui, comme la chapelle des cagots. Elle était encore debout en 1872, où elle servait de grange au propriétaire des Bains de Senjouan établis à côté. En 1911, le bénitier des cagots était chez Marceline Saint-Jean (70 ans), propriétaire du domaine du même nom. Elle déclarait que c’était son grand-père qui avait rasé la dite chapelle. Son père y a vu dire la messe. Son grand-père fit don à la paroisse de la statue de Saint-Jean-Baptiste (XVIIIe siècle, classée MH), présentée actuellement dans l’église paroissiale ; et d’un tableau représentant le même saint (un temps dans la crypte de l’église).

Porte des Arrieux

Au bas de la rue Basse (carrère Bache) se trouvait la tour-porte de l’entrée nord de la ville, avant la création de la chaussée Maransin et de son pont enjambant le ruisseau du Lapacca (les Arrieux ou Arrius). On pénétrait dans la ville en empruntant la pente de la côte d’Enjouan, pour arriver au pont des Arrieux où se dressait cette tour-porte. Elle fut démolie en 1804.
Hors remparts, en amont du ruisseau du Lapacca, au pied de la Coustète, se trouve toujours une tour du XIIIe siècle, dernier vestige d’un moulin comtal fortifié (ne se visite pas).

Porte d’Embarrère – Rampe du Fort

Malgré sa dénomination courante au XVIIIe siècle, il s’agissait à l’origine probablement d’une tour-porte importante car elle donnait directement accès à l’extrémité nord de la rue du Bourg, et surtout à la rampe cavalière du château fort. Il est probable que l’entrée de la rampe castrale possédait son propre système de tour-porte, ou de châtelet d’entrée. En 1810, cette entrée de ville fut démolie à la demande de la famille Dauzat-d’Embarrère (hôtel particulier attenant).